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Acte 43 à Toulouse, un gilets jaunes blessé à la tête

Pascal Gassiot a-t-il été victime d’une bavure policière samedi dernier lors de la dernière manifestation des Gilets jaunes ?

C’est ce que prétend cet observateur très actif au sein de l’Observatoire des pratiques policières (OPP).

«Il était un peu plus de 17 heures. Nous étions sept observateurs positionnés quartier Jeanne-d’Arc, à l’angle du boulevard de Strasbourg et de la rue du rempart Matabiau en train d’observer ce qui se passait. Je filmais une intervention un peu musclée contre un passant qui se faisait asperger de gaz. Les policiers municipaux nous ont chargés, puis ceux de la BAC avec un temps de retard», raconte-t-il.

C’est à ce moment-là que les choses dégénèrent selon lui. Alors qu’il est en train de filmer, un policier de la BAC l’aurait poussé de façon volontaire, provoquant sa chute sur le trottoir. «Mon casque était mal attaché et s’est détaché. Mon crâne a heurté le sol, entraînant un saignement important. J’ai été pris en charge par les «streets médics», qui ont fait appel aux pompiers. J’ai finalement été transporté aux urgences de Purpan.» Pascal Gassiot n’a pas subi de points de suture, mais indique avoir été «scalpé sur trente centimètres». Il explique aussi avoir été blessé aux côtes.

«La militarisation de l’espace public et l’utilisation de la force»

Pour le membre de l’observatoire, comme pour ses camarades, ce qui s’est passé samedi dernier est révélateur d’une situation problématique qui perdure depuis des mois.

«Nous ne nous mêlons pas aux manifestants, nous observons, mais en constatant le degré de réponses des policiers, on se demande s’ils sont vraiment là pour faire du maintien de l’ordre», s’interroge l’homme, qui estime que les policiers de la BAC et des compagnies de sécurisation ne sont pas suffisamment formés.

À la suite de cet incident, l’Observatoire toulousain des pratiques policières a de nouveau dénoncé «comme c’est le cas depuis plusieurs années, la militarisation de l’espace public et l’utilisation sans discernement et de manière disproportionnée de la force dans le but de créer, malheureusement avec une certaine efficacité d’ailleurs, un climat d’oppression et de peur destiné à décourager les citoyens d’utiliser le droit constitutionnel à manifester.»

Pascal Gassiot réfléchit à l’éventualité d’une plainte. Dan

s un communiqué, la préfecture répond que cet «observateur, parfaitement reconnaissable, n’est jamais visé par les forces de l’ordre au cours des opérations de maintien de l’ordre. Toutefois, il est à noter que le positionnement des observateurs les expose aux jets de projectiles des manifestants violents, ainsi qu’aux mouvements de foule.»

Source : https://www.ladepeche.fr/2019/09/10/gilets-jaunes-un-observateur-blesse-a-la-tete-pendant-lacte-43,8404483.php

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